C’est dans l’après midi du mercredi 19 janvier 2011 que nous avons rencontré M. Mohamed TOURE, au siège du HCR à Abidjan II Plateaux – Carrefour DUNKAN. Représentant du Haut Commissariat des Nations Unies pour les Réfugiés en Guinée, M. TOURE a quitté CONAKRY, il y a environ 1 mois. Il nous dira modestement, presque gêné, qu’il a été appelé pour donner un « petit coup de main », au bureau local du HCR de Côte d’Ivoire.
Début d’un entretien très instructif sur l’agence des Nations Unies qui s’occupe de ceux qui doivent fuir, apeurés, loin de chez eux un jour, avec pour seul bagage un baluchon sur la tête…
A partir de quand avez-vous été prévenu de l’afflux de réfugiés ivoiriens dans les pays frontaliers ?
L’afflux des réfugiés ivoiriens a commencé dès le lendemain de la crise qu’a traversé la CI, au lendemain du conflit poste électoral,
Dès le premier tour ?
Oui, mais surtout à partir du 2nd tour. Au 1er tour, nous avions déjà des signaux, notamment dans le bureau de Guiglo, dans le bureau de Tabou, on sentait une certaine fébrilité, une certaine crainte qui s’installait dans les mentalités des uns et des autres, mais dès le 2nd tour, on a commencé à avoir des vagues limitées de personnes, certains traversaient les frontières, notamment vers le Libéria et la Guinée, mais il se trouve que c’est certainement après le 16 et 17 décembre 2010 que cet afflux de réfugiés a commencé à s’accentuer.
Comment avez-vous été prévenu ?
En fait, nous étions sur place dans ces deux pays que je viens de citer notamment au Libéria et en Guinée. Nous avons des équipes sur place de l’autre coté de la frontière, du coté libérien et du coté de la Guinée notamment dans la région forestière de N`zerekoré, donc tout de suite les autorités sur place, nous ont informé de l’arrivée de ces réfugiés. Notre première démarche a été d’aller à leur rencontre, c’est ainsi que nous recueillons des informations.
Qu’est ce qui provoque le processus d’aide et d’assistance aux réfugiés ? Est-ce que vous devez être saisi ou est-ce que la simple présence de réfugiés suffit à enclencher automatiquement le processus ?
Le processus d’aide est parallèle à l’afflux des réfugiés, le HCR comme vous le savez à pour mandat d’assister et de protéger les réfugiés bien entendu avec la collaboration du pays hôtes en l’occurrence le Libéria et la Guinée qui sont d’abord les premiers responsables de l’assistance ou de la protection qui doit être donnée à ces réfugiés, mais il se trouve que souvent dans nos pays africains, les pays sont assez limités dans l’assistance à ses réfugiés, le HCR se substitue quelque part à une prérogative de l’État. Il va s’en dire que la première aide qui se donne aux réfugiés n’est pas nécessairement l’aide du HCR ou de la Communauté Internationale, la première aide est souvent du fait des populations hôtes elles-mêmes. Très souvent dans ces conflits frontaliers, les réfugiés se retrouvent dans les mêmes communautés linguistiques, culturelles et ethniques, donc tous simplement, quand elles traversent la frontières et qu’elles vont dans un autre pays il n’en demeure pas moins qu’elles sont quelque part chez elles, si l’on peut s’exprimer ainsi, parce qu’elles retrouvent des personnes avec lesquelles (NDLR : On retrouve des 2 côtés des frontières ivoiriennes et libériennes, les mêmes ethnies) elles partagent les mêmes us et coutumes, la même langue donc elles adhèrent tout de suite à un système d’entraide qui se met en place avant que la Communauté Internationale ne prenne le relais. Il faut dire que très souvent ce n’est qu’une fois qu’on constate que ces réfugiés sont là, que le HCR commence ces premiers entretiens avec les réfugiés, pour évaluer le niveau d’assistance, le niveau d’aide, le niveau de besoin véritable de ces réfugiés.
Qu’est-ce qui ce passe si les gouvernements des pays hôtes ne sont pas d’accord pour accueillir ces réfugiés ? De quels moyens de négociations disposez-vous?
Actuellement, 190 pays sont des pays membres des Nations Unies, le HCR est représenté dans 121 de ces pays. Nous avons donc la possibilité de discuter avec les pays. Nous avons un mandat, il existe une convention celle de 1951 qui donne prérogative au HCR pour s’occuper des réfugiés. Il y a aussi des conventions régionales. En Afrique par exemple, on peut évoquer la convention de 1969 qui donne certaines prérogatives au HCR, bien entendu, il y a des accords de sièges, entre le HCR et les pays dans lesquels nous sommes amenés à travailler, le Liberia, la Sierra Léone, la Côte d’Ivoire. Malheureusement, depuis 20 à 30 ans, nous sommes bien implantés ici parce que ce sont des pays qui ont connu des situations de crises, donc le mécanisme d’appel ou le mécanisme de saisie des autorités se fait quasi automatiquement. Au Liberia et en Guinée, nous sommes présents depuis très longtemps. Au niveau du Liberia, nous avons des équipes non seulement dans la capitale mais dans toutes les provinces surtout les provinces frontalières avec la Sierra Leone, la Guinée et la Côte d’Ivoire. Donc, l’appel ou la saisie des autorités a pu se faire ou se fait de manière presque automatique dans ces cas d’espèces.
Quels sont vos rapports avec le pays d’origine de ces réfugiés surtout quand on considère la situation que nous connaissons actuellement en CI ?
Il va s’en dire que pour connaître la situation des réfugiés, pour comprendre les complexités de l’asile ou les complexités de l’afflux de réfugiés, la relation avec le pays d’origine est fondamentale. La relation avec le pays d’origine se fait de manière pratiquement quotidienne, ne serait-ce que pour connaître les véritables raisons du départ de ces réfugiés vers les pays d’asile, nous sommes en contact régulier avec les autorités notamment des régions dans lesquelles ces réfugiés sont originaires, donc je pense que c’est quelque chose qui ce fait de manière systématique
Combien de camps de réfugiés avez-vous mis en place depuis le début?
Pour l’instant les camps sont en train d’être installés, mettre en place un camp est une activité qui est quand même difficile. Il faut d’abord trouver le site sur lequel accueillir les réfugiés, il faut avoir les autorisations nécessaires, il faut des « site planners », comme on dit, pour pouvoir mettre concrètement en place ces camps. Nous avons l’intention d’en créer 2 au niveau du Liberia, nous sommes dans la phase de déblayage du terrain, « déforestation » entre guillemets, parce qu’il faut couper malheureusement des arbres pour pouvoir installer ces sites, et ensuite, nous implantons les camps. Du côté de la Guinée, cela a été un peu plus simple parce que nous y avons déjà des camps de réfugiés. Des camps de réfugiés qui existaient déjà, avec des réfugiés ivoiriens, du côté de «Kouankan».
Quel est le profil des réfugiés qui traversent la frontière?
Souvent dans les situations des réfugiés, et dans le cas actuel, 60 à 70% des personnes qui traversent sont des enfants et des femmes.
Mais, il va s’en dire que quand des déplacement de réfugiés se font, ce sont quelquefois des familles entières qui s’en vont, on laisse rarement des personnes derrière, c’est dire qu’on emmène le grand père, la grand-mère, c’est toute la famille qui se déplace dans un mouvement plus ou moins brusque et inattendu, puisque la plupart de ces gens ne pensaient pas se retrouver dans la situations de réfugiés donc c’est vraiment toute la famille, et c’est souvent tout le village qui se déplace ! Très souvent une famille peut se déplacer, le voisin ou le cousin à côté se dit : « Tiens, telle famille est partie donc il n’y a pas de raison qu’on reste derrière ! Il doit y avoir un vrai danger » et ça crée un effet de panique, un effet « boule de neige », et tout le monde s’en va. Donc, les profils de ces personnes sont plutôt variés, c’est un mouvement social.
Quelle est la situation actuelle d’un réfugié dans un camp ?
La situation de réfugié n’est jamais plaisante, c’est une situation dans laquelle les gens sont amenés de manière soudaine à quitter leurs biens, leurs terres, leurs familles parfois, donc ils se trouvent dans une situation difficile et assez précaire, donc au vu de cela, le HCR cherche à mettre en place un système de réponse assez rapide à leurs besoins. Nous déployons des stocks, nous avons plusieurs milliers de personnes dans les pays frontaliers et nous avons quand même déployé un stock important de matériels d`assistance pour pouvoir répondre aux besoins immédiats de ces personnes . Les besoins sont des besoins multiples, des besoins en médicament, des besoins en eau potable, eau pour d’autres usages domestiques, besoin en soin, besoin en vaccins éventuellement pour les enfants, et aussi des besoins en éducation, parce qu’on a envie de dire que pour ces réfugiés là, la vie continue, il faut quand même mettre en place des structures qui, quand bien même on est dans l’urgence, leur permettent de répondre à des besoins vitaux , pour pouvoir continuer à vivre une vie presque normale, continuer à vivre comme s’ils étaient chez eux
Mme Elisabeth Byers, la porte parole d’Ocha a lancé un appel de fonds pour réunir la somme de 80 millions de dollars afin de parer à une crise humanitaire. Cet appel est lancé à qui exactement?
Il est lancé aux pays donateurs. Lorsque, nous nous trouvons dans une crise de cette magnitude, les organisations du système des Nations Unies, les ONG internationales notamment qui travaillent dans ces situations de crise se réunissent et en appellent à la communauté internationale, pour dire que nous sommes dans une situation de crise et que pour parer à toute éventualité, nous avons besoin de fonds. Un appel de fonds est lancé premièrement aux pays donateurs, qui sont souvent les mêmes qu’on connait tous, ce sont les pays membres de l’Union Européenne, ce sont les Etats-Unis, ce sont les pays Arabes du Golf. Ils sont donc mis à contribution pour débloquer des fonds.
Quels sont les besoins actuels du HCR ? Vous avez parlé de médicaments, de vêtements, de nourritures. Est ce que vous avez aussi besoin de bénévoles, des besoins en ressources humaines par exemple?
Le HCR travaille souvent en partenariat, nos partenaires privilégiés sont souvent des ONG nationales, et internationales, en l’occurrence en ce qui concerne la CI nous travaillons beaucoup avec CARITAS, nous travaillons en étroite collaboration avec la CROIX ROUGE, nous avons un partenaire gouvernemental qui est le SAARA (Service d`Aide et d`Assistance aux Réfugies et Apatrides) avec qui nous travaillons de manière régulière lorsque nous avons des réfugiés. Mais, le Bénévolat est toujours bienvenu, les âmes de bonnes volontés qui aident ne sont jamais refusées donc elles sont les bienvenues.
L’histoire récente de camps de réfugiés, en RDC avec les camps de réfugiés Rwandais et plus récemment en Haïti, nous a prouvé que les camps de réfugiés peuvent devenir un foyer d’épidémies comme le choléra. Qu’est ce qui explique cela ?
C’est d’abord fondamentalement, selon moi, un problème de promiscuité. Les gens sont les uns sur les autres, très souvent l’hygiène n’est pas des meilleurs dans les camps. Quand on est dans une situation d’urgence, on pare au plus pressé, le plus pressé c’est de trouver un abri, de s’assurer qu’il y a de l’eau, des latrines… Les personnes ne sont plus dans leur environnement naturel, et les règles d’hygiène pâtissent de cet état de fait d’autant plus que la fourniture en eau est plus difficile. Les maladies qui apparaissent sont souvent liées à l’hygiène.
Est-ce que au vu de cela vous avez commencé une campagne de sensibilisation à leur endroit ?
Absolument.
Les informez vous aussi de leur devoir en tant que réfugié ?
Quand on reçoit les réfugiés on essaie de parer au plus pressé. Le premier besoin d’un réfugié ; c’est un besoin de protection, protection internationale, parce qu’il a quitté son pays d’origine et il se trouve dans un autre pays. Une fois que ce besoin est rempli, viennent s’ajouter d’autres besoins primaires de vie, de survie, de médecine …etc. ensuite je crois qu’on est obligé de leurs faire comprendre qu’ils sont dans un pays hôte et qu’ils sont sensés respecter les lois du pays dans lequel, ils sont en asile, notamment en ce qui concerne l’environnement, il ne faut pas couper le bois n’importe où, faut pas couper les arbres parce que simplement , on déséquilibre l’écosystème dans ce pays, il faut respecter les autres lois de ce pays, donc il y a tout un ensemble, toute une dynamique pédagogique dans laquelle le HCR et ces partenaires s’inscrivent lorsqu’on est dans des camps de réfugiés.
Tout à l’heure, vous avez évoqué, les premiers réfugiés Ivoiriens de 2002 qui sont depuis lors dans un camp en Guinée, KouanKan , il se trouve qu’on est en train de construire KouanKan 2. Quelles sont les raisons fondamentales qui font que les réfugiés ne reviennent pas dans leur pays d’origine ?
Les raisons de non retour sont souvent liées aux raisons de départ, vous savez quand vous partez en exil pendant 5 ou 6 ans, vous êtes installés dans le pays où vous avez trouvé refuge, que dans votre pays d’origine, la terre que vous occupiez a été prise par quelqu’un d’autre, que vos craintes de persécutions sont toujours présentes… L’être humain est très complexe, il lui faut du temps pour être complètement guéri surtout s’il a été persécuté. En l’occurrence puisqu’on parle de la CI, depuis 5 ans la situation était assez calme, il n’en demeure pas moins que la peur de voir resurgir encore un conflit étais toujours la. La preuve, on est encore dans un conflit 8 ans après 2002, nous étions convaincus que tout était calme. Certains se disaient : « Je ne me sens pas complètement rassuré, je ne retournerai que lorsque je serais sûr » , c’est peut être ce qui justifie le non retour. Nous avions déjà commencé à établir des plans pour le rapatriement des populations réfugiées qui étaient en Guinée. A partir du mois de mars (NDRL : mars 2011), nous allions rapatrier les réfugiés s’ils étaient d’accord, ceux qu’on avait rencontré était prêt à retourner en CI si la situation ce normalisait, malheureusement, ça n’a pas été le cas.
On n’a parlé jusqu'à présent des réfugiés qui sont donc hors de la CI, mais il y a aussi un afflux des populations de l’Ouest de la CI à Abidjan et dans d’autres villes parce qu’ils fuient les violences à l’Ouest. Est ce qu’un déplacé bénéficie de la même assistance qu’un refugié?
La grande différence entre ceux qu’on appelle « réfugiés » et les « personnes déplacés internes » est que les personnes déplacées internes n’ont pas traversé les frontières internationales. D’un point de vue de protection une personne qui traverse les frontières internationales de son pays ne peut plus ce prévaloir de la protection de son pays d’origine, donc on fait appel à la protection internationale, c'est-à-dire que c’est le pays hôte avec l’assistance du HCR qui cherche les moyens de protéger cette personne. Quand la personne qui n’a pas traversé de frontières internationales, elle est dans les limites territoriales de son pays d’origine, je dirais qu’elle a quand même besoin d’être protégé, c’est le même type de protection mais à la seule différence que quand la personne est dans son territoire, la protection se fait par les autorités étatiques du pays. En ce qui concerne la Côte d’Ivoire, la protection des personnes déplacées en interne est assurée par les autorités. Le HCR et toute la communauté internationale cherchent à mettre en place un dispositif d’assistance et de protection, pour que ces personnes puissent bénéficier d’une protection qu’elles ont perdue du fait de leur déplacement toujours à l’intérieur du pays bien entendu.
Je n’ai pas pu m’empêcher de voir les réfugiés qui campent devant le siège du HCR, à quoi cette situation est-elle due ?
Effectivement, ça saute aux yeux quand on est devant le HCR. Il y a à peu près 300 personnes, elles sont arrivées au lendemain des grandes manifestations des 16 et 17 Décembre 2010. Elles sont là d’après ce qu’elles nous font comprendre, car il y a des rumeurs qui courent dans Abidjan selon lesquelles des mercenaires qui parlent anglais, donc des mercenaires libériens, seraient aux côtés des forces qui ont eu à intervenir dans les quartiers. Ces réfugiés sont dans leur écrasante majorité libériens, des ressortissants libériens qui estiment que cet amalgame qui se fait aujourd’hui entre personnes qui parlent anglais et mercenaires libériens ou parlant anglais les affectent dans le sens ou ils ne se sentent plus en sécurité et ils estiment que dans les quartiers où ils habitent, ils sont pointés du doigt et des cibles de représailles éventuelles, c’est peut être cela qui justifie leur présence devant le HCR, parce que simplement le HCR étant l’organisation avec laquelle, ils ont de tout temps eu affaire depuis leur arrivée. Ils estiment que quelque part leur protection incombe au HCR d’où leur présence ici.
Pourquoi les organismes humanitaires tels que le HCR, font rarement appel aux populations locales lorsqu’ils ont des besoins ?
Les premiers donateurs sont les personnes qui accueillent les réfugiés, quand on parle de pays donateurs on parle de pays qui donnent du dollar et de l’euro en monnaie sonnantes et trébuchantes. Les africains aident à leur niveau, ils le font à travers tous les ivoiriens qui savent qu’il y a des organismes caritatifs tels que CARITAS, la Croix Rouge…etc. Quand vous donnez un matelas ou de l’argent. Vous savez que ça va aller à une personne en détresse. Je crois que l’Afrique est connue pour sa générosité et très souvent ceux qui sont les plus pauvres sont les plus généreux, quand vous vous retrouvez dans les villages aux frontières de tous nos pays, l’accueil qu’on donne au frère ou à la sœur qui a traversé la frontière est quelque chose de totalement admirable (exergue). Les camps et l’assistance internationale arrivent bien après que les gens se soient installés, accueillis par les familles et les amis. On peut être fier sur le continent de cette solidarité.
Pour finir avez-vous un appel à lancer ?
L’appel que j’aurais à lancer, c’est d’abord un remerciement aux populations qui continuent encore malgré tout à aider ; je leur demanderais de ne pas baisser les bras, on a besoin de solidarité et je crois qu’il faut continuer à l’exprimer, par notre morale, par notre religion, par nos principes… le principe d’entraide doit toujours être présent dans le cœur de tous. Se retrouver dans la situation de réfugié, c’est quelque chose d’inattendu, tout le monde peut être réfugié, les plus grands hommes de ce monde ont été des réfugiés, le Prophète Mohamed a été réfugié, Jésus l’a été aussi, pas dans les termes contemporains que nous utilisons en ce moment, mais à un moment de leur vie ils se sont retrouvés dans des situations similaires à des situations de réfugiés (exergue). Le second appel serait a l`endroit des populations pour ne pas faire de confusions. Un réfugié n’est pas un combattant, c’est un civil qui n’est pas nécessairement impliqué dans les affaires de milices. Le réfugié ne constitue pas un danger, c’est quelqu’un qui à besoin d’aide. Pensons à des milliers d’ivoiriens qui sont aujourd’hui des réfugiés un peu partout dans les pays frontaliers et même en Europe, mettons nous à la place de ces personnes. De tout temps, la CI a été une terre d’asile, on l’oublie parce que beaucoup ne l’on pas vécu mais la CI, dès les années 60 avec la guerre du Biafra a été le pays qui a accueillit le plus de réfugiés nigérians sur son sol. Elle a accueillit des centaines d’angolais, de burundais et plus récemment des centaines de Sierra léonais et de libériens. Je crois que la tradition de l’accueil en CI est une valeur qui est propre à ce pays et il ne faudrait pas perdre cette valeur.






